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Billet 16 - Avril 2019




LE BILLET DU PRÉSIDENT

 


Pigalle d’hier et d’aujourd’hui
 


« Le vieux Paris n'est plus (la forme d'une ville
Change plus vite, hélas ! que le cœur d'un mortel) »

 


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Dans son poème Le Cygne, publié dans les « Tableaux parisiens » des Fleurs du malCharles Baudelaire donne une forme inoubliable à la nostalgie urbaine. Ces deux vers bien connus sont devenus, ce que l’on sait moins, le titre d’un recueil de Jacques Roubaud, La forme d'une ville change plus vite, hélas, que le cœur des humains. Cent cinquante poèmes (1991-1998), publié dans la « Blanche » de Gallimard en 1999, mais nous savons aujourd’hui que la nostalgie n’est pas liée seulement aux formes urbaines, mais aussi aux chansons, aux images cinématographiques, comme aux « figures » d’un quartier, dont le corps porte le passage du temps.

Le documentaire de David Dufresne, Pigalle une histoire populaire de Paris[1], illustre magnifiquement ce thème, ni présent, ni histoire, en dépit de son sous-titre, mais le tremblement du temps entre souvenirs de jeunesse et aujourd’hui, où la gentrification en cours efface les traces d’un Pigalle noir et rouge (sang). C’est un documentaire post-baudelairien, à voir sans tarder lorsqu’on habite le quartier, et plus généralement le 9e.
 


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Pigalle, c’est une petite forme urbaine : une place, trois rues, un boulevard, mais c’est surtout un esprit des lieux, célébré par tant de chansons, d’Édith Piaf (Elle fréquentait la rue Pigalle) en 1939 [2] à Georges Ulmer (Un p’tit jet d’eau, une station de métro, entourée de bistrots, Pigalle) en 1946, tant de films et tant de livres, de Francis Carco (Pigalle, 1927) à Georges Simenon (Maigret au Picratt’s, 1951)[3], hanté par tout un petit monde de voyous, de filles et de travestis, de macs et de rabatteurs, mais aussi de musiciens noirs, qui parcouraient ces rues « qui montent vers le plaisir », dont David Dufresne a retrouvé et interviewé quelques pittoresques figures[4].
 


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Francis Carco en 1923 © Agence Meurisse -  Édith Piaf  -  Georges Ulmer © Getty / Sigma
 


Aujourd’hui on peut relever de moins en moins de traces de l’âge d’or de ce haut lieu du Paris by Night. Sur le Boulevard, l’Atlas, dernier Ciné porno du quartier, est émouvant avec les délicates peintures désuètes de son vestibule. Comme le bordel de la rue Blondel[5], il mériterait d’être classé au titre des « Lieux de mémoire ». Depuis que j’habite le quartier, tandis que s’écaille l’entrée pseudo-Art nouveau de Chez Moune, bar lesbien, j’ai vu en effet fermer un bar à filles de la rue Pigalle, le Coco bar, devenu bar branché, comme un club échangiste devenu restaurant, et ouvrir un magasin Bio sur le site du fameux New Moon, dont la propriétaire, Hélène Martini, régnait sur la nuit d’alors.


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Hélène Martini en 2012 à son domicile Place Pigalle © Le Parisien - Yann Foreix
 

 

[1] Diffusé sur la chaine Arte le mercredi 26 mars, visionnable en Podcast.
[2] À écouter sur You Tube, ou autrement.
[3] Porté à l’écran, sous le titre par Mario Landi avec Gino Cervi, 1967, et adapté deux fois pour la télévision française, en 1985 avec Jean Richard et en 1992 avec Bruno Cremer, et trois fois en anglais en 1960, 1993, 2018, ainsi qu’une fois en hollandais en 1964, et une fois en japonais en 1978.
[4] Patrice Bollon, Pigalle, le roman noir de Paris, Hoëbeke, 2004.
[5] Aux Belles Poules, 32, rue Blondel, 2e (« Venez organiser votre évènement dans une ancienne maison close aux décors authentique. Réception privée, diner spectacle »...). Sur les lieux de plaisir du Paris des années 1930, voir Paul Teyssier, Maisons closes parisiennes, architectures immorales des années 1930, Parigramme, 2010.



Claude MIGNOT
 


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PROGRAMME MAI 2019
 


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Mardi 14 mai à 18 h 30
 


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Constantin Guys - Dans la rue - ca 1880  © RMN Musée d'Orsay
 



Les Lorettes : Paris capitale mondiale des plaisirs
au XIX
e siècle


 


Conférence par Emmanuel Pierrat
avocat et auteur d’un ouvrage sur ce sujet
 

                                                                 

Au XIXe siècle, Paris gagne ses galons de capitale mondiale des plaisirs. Lorettes, grisettes et courtisanes, conquérantes et victorieuses, règnent alors sur la Ville Lumière. Mais si ces demi-mondaines de l'époque ont eu le bonheur d'entrer dans l'histoire, cela tient d'abord à leur fortune littéraire. Les frères Goncourt, Baudelaire, Eugène Sue, Théophile Gautier, les Dumas, père et fils, Tristan Corbière, Huysmans, Zola, Balzac, Flaubert, Maupassant, Barbey d'Aurevilly ont tous témoigné, à des degrés divers, de leur intérêt vis-à-vis de ces dames, les dégageant des vils clichés auxquels elles étaient réduites et contribuant à changer le regard que la société leur portait jusque-là.

                                                                 

 
Lieu : Salle du conseil de la mairie du 9e, 18 h 30.
 


Cette manifestation est ouverte à tous



 

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Mercredi 29 mai à 18 h 30
 


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Portrait d'Offenbach par Nadar - 1860 - © Wiki Commons
 



Jacques Offenbach, une légende musicale
du 9
e arrondissement


 


Conférence de Jean-Philippe Biojout, chanteur lyrique
et auteur d’une biographie sur le compositeur
.

 

Jacques Offenbach (1819-1880) a toujours habité le 9e arrondissement de Paris, que ce soit rue des Martyrs, passage Saulnier, rue Laffitte ou boulevard des Capucines. Ici, à proximité des salles de concerts ou des théâtres où furent jouées ses compositions de son vivant, sa merveilleuse musique finit par s’imposer comme le frivole symbole du Second Empire. Alors que nous célébrons cette année le bicentenaire de sa naissance, de nombreuses légendes subsistent encore. Cet anniversaire est aussi l’occasion de (re)découvrir la vérité sur un maître de la musique spirituelle et pétillante, mais néanmoins pleine d’émotions, au cœur de cet arrondissement qu’il n’a jamais quitté.

                                                                        
Lieu : Salle du conseil de la mairie du 9e, 18 h 30.
 


Cette manifestation est ouverte à tous
 


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Réalisation: ParC Design

Vitraux du Cercle Frochot
Place Gabriel Gaspereit

© D. Bureau


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