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Laques : Regards Croisés - le 01/05/2021 • 16:41 par HTa


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" Nuage" de Dominique Humbert - Laque sur textile - © Bibliothèque Forney - cliché H. Tannenbaum.

 



Laques : Regards croisÉs

 

Depuis la fermeture des musées en mars 2020, rares ont été les occasions de voir des expositions, puisque la réouverture des musées n’a duré que quelques mois, jusqu’en octobre, date de leur seconde fermeture suivie quelques semaines plus tard par celle des galeries d’art, classées parmi les commerces non-essentiels. Seules les salles de vente aux enchères sont restées ouvertes et ont offert la possibilité de voir des collections d’œuvres d’art appartenant à des particuliers, mises en vente ; ainsi on a pu voir ce tableau de Van Gogh, atypique mais très beau : « Scène de rue à Montmartre » adjugé 13 millions d’euros ainsi qu’une « Danseuse au tutu vert » de Degas, des Pissarro, des Rodin, des Utrillo, des Dufy, des Calder

Une des rares expositions visibles actuellement est présentée à la Bibliothèque Forney, à l’Hôtel de Sens, jusqu’au 29 mai. Elle est consacrée à la laque et oppose des créations du passé prêtées par le Mobilier national à des créations modernes réalisées par des membres de l’Association LAC (Laqueurs Associés pour la Création).

L’accent est mis sur la variété des matières qu’on intitule « laque » (laque végétale, cellulosique, glycérophtalique, polyuréthane, hydrosoluble…) et la diversité des supports (bois, papier, tissu, métal…)

La laque apparaît pour la première fois à l’ère néolithique, en Chine méridionale, suite à l’incision d’un certain type d’arbres dont les coulées de sève adhèrent à l’écorce de l’arbre et se solidifient ; cette matière est tout d’abord utilisée comme vernis pour protéger ou embellir des objets utilitaires mais ses couleurs sont limitées au rouge et au noir. La laque a longtemps servi à confectionner de la vaisselle (jusqu’à l’apparition de la céramique) ; plus tard, elle sera utilisée comme élément décoratif, pour orner des meubles, des boîtes, divers objets…
 


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"A walk in my garden" et "Moon Gold" de Nathalie Rolland-Huckel   -   © Bibliothèque Forney - cliché H. Tannenbaum.
 


Elle se répand en Occident, au XVIIe siècle, au moment de la création de la Compagnie des Indes (port d’arrivée en France : Lorient).  Les meubles importés (armoires, paravents…) séduisent par leurs décors mais ne correspondent pas forcément au goût et aux besoins français. Pour cette raison, on fait appel, dès le XVIIIe siècle, aux ébénistes du faubourg Saint-Antoine qui désassemblent les panneaux des meubles orientaux pour les plaquer sur des bibliothèques et commodes fabriquées en France.
 


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Commode de Pierre-François Quignard (ca 1785)  -  © collection_mobilier.national.culture.gouv.fr/media/ cliché Isabelle Bideau.
 


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Paravent de Jean Dunand 1941 (laque végétale sur cuivre incrusté d'argent) et table "Coffee table" d'Isamu Nogushi ca 1944 (piètement en laque végétale )  -  © Bibliothèque Forney - cliché H. Tannenbaum.
 


A cette même époque, les pays occidentaux (France, Angleterre, Hollande), devant la cherté de la laque, inventent des vernis gras de substitution (le « vernis Martin », des frères du même nom, reste célèbre). Non seulement moins coûteux, ces vernis demandent moins de savoir-faire à l’application.

Cet attrait pour la laque perdure jusqu’au Second Empire puis décline pour réapparaître à la période Art Déco d’autant plus qu’à la fin du XIXe siècle le japonisme est à la mode et inspire les artistes français. Par ailleurs, lors de l’Exposition universelle de 1900, le Japon présente de nombreuses pièces en laque, ce qui suscite un regain d’intérêt pour cette matière.  
 


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 Isabelle Emmerique  - Galet partie de l'ensemble de 6 galets "Le Passage" et panneaux verticaux "Blessure II - Blessure II, 2020"  - Vase de Jean Dunand laque sur cuivre martelé (ca 1937) -    © Bibliothèque Forney - cliché H. Tannenbaum.
 


Un des grands artistes/artisans dont la renommée est liée à la laque est le dinandier suisse, Jean Dunand, qui s’installera à Paris et créera un atelier employant jusqu’à deux cents laqueurs.
 



Plaque rappelant la localisation des ateliers de Jean Dunand rue Hallé à 75014 Paris   -   © L. Ferreira - Wikipedia.
 


A l’issue de la première guerre mondiale la firme américaine Du Pont de Nemours se retrouve à la tête d’énormes quantités de poudre à canon dont la nitrocellulose qui sera recyclée grâce à l’invention de la laque cellulosique, utilisée notamment pour vernir les carrosseries des voitures (elle est projetée à l’aide d’un pistolet à air comprimé et sèche vite, ce qui permet d’accélérer les cadences de production).

La laque cellulosique sera utilisée, dès lors, non seulement par les industriels mais également par les artistes.

L’un des buts de cette exposition est de remettre l’art de la laque à l’ordre du jour et aussi d’en divulguer les techniques et la diversité et, bien sûr, de mieux faire connaître les réalisations des artistes contemporains.
 


Hélène TANNENBAUM

 

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Bibliothèque FORNEY
1, rue du Figuier
75004 Paris

Jusqu’au 29 mai 2021

Du mardi au samedi de 14 h à 18 h

Sur réservation : https://quefaire.paris.fr/laques-regards-croises

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Aubrey Beardsley - le 19/11/2020 • 13:04 par cro160

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Jacques-Émile Blanche  -  Aubrey Beardsley  - 1895  © National Portrait Gallery

 



Aubrey Beardsley
(1872-1898)

 


L’exposition « Aubrey Beardsley », inaugurée au Musée d’Orsay le 13 octobre 2020, aura été de courte durée puisqu’interrompue, un peu plus de deux semaines plus tard, par le reconfinement lié au coronavirus.

Aubrey Beardsley, artiste peu connu en France, est considéré comme une étoile filante du monde artistique britannique puisque, né à Brighton en 1872, on lui diagnostique, à l’âge de 7 ans, la tuberculose dont il mourra à 25 ans.

Sa carrière artistique se déroulera sur sept ans, de 1891 à 1898, années durant lesquelles il se fait essentiellement connaître comme directeur artistique d’un certain nombre de revues (« The Yellow Book », ‘The Studio », « The Savoy »…) et comme illustrateur de romans, poèmes et pièces de théâtre.
 

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               Aubrey Bearslley  -  Couvertures de  "The Studio"  et de "The Savoy"

 


Déjà remarqué pour ses caricatures alors qu’il est encore au lycée, mais plus attiré par la littérature et l’écriture, il rédige alors poèmes et pièces de théâtre et réserve ses dons d’illustrateur pour les programmes des pièces qu’il interprète dans le cadre scolaire.


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J.A Mc Neill Whistler  1876-1877  The Peacock Room  -  © Free Gallery of Art & Arthur M. Sackler Gallery.
 


En 1891, lors d’une visite de la demeure de l’armateur Frederick Leyland à Londres, il découvre la salle à manger (baptisée « The Peacock Room ») décorée par James Abbott McNeill Whistler (1834-1903) dans un style japonisant très à la mode à cette époque en Europe. Cette rencontre avec l’art de Whistler déclenche chez Beardsley sa véritable vocation (et l’amène à mettre de nombreux détails japonisants dans ses propres œuvres), d’autant plus qu’il est encouragé  au même moment par le peintre préraphaélite Edward Burne-Jones (1833-1898) à qui il montre ses dessins et qui lui dit « Je ne conseille pratiquement jamais à personne de faire de l’art sa profession mais, en ce qui vous concerne, je ne peux pas faire autrement », ce qui n’empêchera pas Burne-Jones, quelques années plus tard, de critiquer violemment le style et la vulgarité de l’artiste. Il incite Beardsley à suivre des cours à la « Westminster School of Art ». Plus tard Beardsley rencontrera Robert Ross, écrivain et critique d’art, grand ami d’Oscar Wilde, qui lui achète des dessins et l’incite à continuer sur cette voie.

En 1892, l’éditeur J.M. Dent lui confie l’illustration d’une œuvre de Thomas Malory sur la légende du Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde : « Le Morte Darthur » (publié d’abord en 1485), puis celle de la version anglaise de la pièce d’Oscar Wilde « Salomé », initialement écrite par le dramaturge irlandais en français. On a pu voir certaines de ses illustrations lors de l’exposition du Petit Palais consacrée à Oscar Wilde, en 2016 (suivre ce lien).
 


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       Aubrey Beardsley - Le Morte d'Arthur  - 1894 - © Fogg Museum Cambridge Mass USA                          The Dancer's Reward - Salome for Oscar Wilde's play  1894 - © artinthepicture.com
 


Parallèlement, il contribue comme illustrateur ou directeur artistique à plusieurs revues littéraires : « The Studio », en 1891 ; le « Yellow Book » en 1894 ; « The Savoy », en 1896. Sa contribution au « Yellow Book », célèbre revue qui met les Beaux-Arts et la littérature sur un pied d’égalité, sera brève car, même si elle doit son succès à Beardsley, aux yeux du public, ce dernier est associé à Oscar Wilde, alors poursuivi pour homosexualité par Sir Alfred Douglas, le père de son jeune amant.
 


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The Yellow Book - 1894 -
 


Ses illustrations n’étant plus les bienvenues, il est renvoyé de la revue par l’éditeur John Lane et il part pour Dieppe où il rejoint une colonie d’artistes anglais, parmi lesquels se trouve l’éditeur Leonard Smithers qui lui proposera de collaborer à une nouvelle revue, « The Savoy », qui ne connaîtra que huit numéros.

Parallèlement, il continue à illustrer des ouvrages dont celui d’Alexander Pope (1688-1744) « The Rape of the Lock », « Mademoiselle Maupin » de Théophile Gautier, « Lysistrata » d’Aristophane et des satires de Juvénal. Certains de ces ouvrages comportant une grande part d’estampes érotiques ne peuvent être vendus dans des librairies et ne seront accessibles que par souscription.
 


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  Aubrey Berdsley  - The Rape of the lock  1896    - © Tate Britain                                                   The Peacock skirt  1894   -  ©  Perthelion
 


En 1897, de plus en plus malade, il s’installe dans le sud de la France, à Menton et se convertit au catholicisme. Il travaille sur l’illustration d’une nouvelle édition de « Volpone » de Ben Jonson (1572-1637).

Sentant sa mort proche, il demande à son éditeur, Smithers, de détruire ses dessins érotiques et pornographiques, ce que ce dernier ne fit pas. Il meurt en mars 1898.

Avant de développer un style,  facilement reconnaissable et qui lui est propre, il est influencé par les préraphaélites (Gabriel Dante Rossetti, Edward Burne-Jones…), par Whistler et le Japonisme, par les affiches qu’il découvre lors d’un séjour à Paris, se rendant compte de l’impact sur le public de cet art dans la ville (il participe, à Londres, en 1894, à une exposition d’affiches, aux côtés de Jules Chéret et de Toulouse-Lautrec) ; il est également influencé par le mouvement « Arts and Crafts » de William Morris et par l’Art Nouveau.
 


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Aubrey Beardsley  -  Messalina and her companion  -  1895  -  © Tate Britain.
 

Cet artiste, dandy, anticonformiste et provocateur dont Jacques-Émile Blanche disait « Beardsley est attiré dans la vie que par ce qu’elle a d’excitant, de brillant, de rare et par le grotesque, le monstrueux, le comique », est complétement à contre-courant dans une Angleterre victorienne ; il contribue de façon conséquente à  l’atmosphère décadente, « fin de siècle » que connaît alors la Grande-Bretagne.

Espérons que nous aurons la possibilité de voir ou de revoir cette exposition qui était initialement prévue jusqu’au 10 janvier 2021.
 



Hélène TANNENBAUM
 


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Musée d’Orsay

1, rue de la Légion d’Honneur

75007 Paris


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Exode 1940 - le 18/10/2020 • 17:10 par HTa

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Exode - © Musée de la Libération - Le Parisien.
 


1940 Les Parisiens dans l’Exode
 


Autrefois installé au-dessus de la gare Montparnasse, le Musée de la Libération-Musée du général Leclerc- Musée Jean Moulin, a été transféré après quatre ans et demi de travaux dans un des deux pavillons Ledoux situés à Denfert-Rochereau. Ce nouveau musée a été inauguré symboliquement le 25 août 2019 pour célébrer le 75e anniversaire de la Libération de Paris.
 

Le concepteur de ce bâtiment, Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806), avait été nommé architecte de la Ferme Générale et chargé de réaliser, autour de Paris, une enceinte de 24 km percée d’une cinquantaine de barrières où on percevait des taxes sur les marchandises entrant dans la ville. De ces barrières, il ne reste aujourd’hui que les rotondes de la Villette et du parc Monceau, les deux pavillons à Denfert-Rochereau et ceux de la barrière du Trône à la Nation.
 


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A.F. Callet - Nicolas Ledoux, architecte, et sa fille Adelaïde  -  © Musée Carnavalet
 


Les deux pavillons rectangulaires de quatre étages de la barrière d’Enfer étaient ornés de frises réalisées par le sculpteur Jean-Guillaume Moitte, grand Prix de Rome en 1768. Après avoir servi de barrières d’octroi, ils abritèrent, à partir de 1867, des services municipaux (voie publique de la Ville de Paris, inspection générale des carrières, laboratoire d’essais des matériaux …)
Peu avant la seconde Guerre Mondiale et en anticipation des sombres journées à venir, un abri de défense passive avait été installé dans le sous-sol des pavillons pour permettre aux services techniques de la Ville de Paris de continuer à fonctionner en cas de guerre. Ce fut le pavillon ouest qui fut retenu pour y installer le musée car c’est dans son abri souterrain que le chef de l’Etat-Major des FFI de la région parisienne,
le colonel Rol-Tanguy (1908-2002), avait établi son poste de commandement du 20 au 28 août 1944.
 


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Barrière sur la route d'Orléans - © Musée Carnavalet.
 

Au rez-de-chaussée du musée, un espace est dédié à l’exposition permanente ; à l’étage, un autre est occupé par les expositions temporaires (actuellement, cette exposition sur l’exode des Parisiens en 1940) ; enfin, au sous-sol, on peut voir le PC du colonel Rol-Tanguy.

L’exposition permanente retrace les événements de l’entre-deux-guerres, ceux qui ont mené à la seconde Guerre Mondiale puis aborde la période d’Occupation, la guerre elle-même, la Résistance et la Libération de Paris, de la France et de l’ensemble des territoires français.

Dans la première salle, un hommage est rendu à deux personnalités qui ont marqué cette époque, Jean Moulin (1899-1943) et Philippe de Hautecloque, mieux connu sous le nom de général Leclerc (1902-1947). Toute une série de documents (articles de presse, photos, lettres personnelles, objets) exposés ici nous les rendent plus proches, plus familiers et illustrent bien ce qui les différenciait (origines, parcours) et ce qui les rapprochait (un même idéal, une même foi).
 


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           Portrait de Jean Moulin - © Studio Harcourt 1937                                                                     Portrait du Général Leclerc  -  © Fondation Mal Leclerc de Hauteclocque
 


Dans l’auditorium du rez-de-chaussée, un autre hommage est rendu à Cécile Rol-Tanguy (1919-2020), épouse du colonel Tanguy, décédée en 2020. Grande résistante, elle fut aux côtés de son mari tout au long de la guerre, lui servant d’agent de liaison, transcrivant les appels et les courriers clandestins pendant la semaine de la Libération de Paris.
 


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Portrait du Colonel Rol -Tanguy  -  © L'Humanité.
 


L’exposition temporaire située à l’étage et intitulée « 1940- Les Parisiens dans l’Exode » permet de mesurer l’inquiétude des Parisiens dès 1939, puisque déjà un certain nombre d’enfants avaient été évacués vers la province pour les protéger d’éventuels bombardements sur la capitale. Une période d’accalmie avait suivi la déclaration de guerre des Français et des Britanniques à l’Allemagne le 3 septembre 1939. Mais lors des premiers bombardements qui touchèrent la capitale le 3 juin 1940 la panique gagna la population parisienne dont deux tiers prirent le chemin de l’exode (soit 2.000.000 de personnes) rejoignant les 6.000.000 de Belges, Luxembourgeois et Néerlandais, déjà sur les routes françaises pour échapper à l’avance des armées allemandes.

Des photos, des films et des dessins d’enfants nous les montrent sur les routes, en voiture, à bicyclette, tirant des carioles, poussant des brouettes remplies d’affaires de première nécessité, dans un total chaos ; certains cherchaient à rejoindre de la famille, d’autres une résidence secondaire, d’autres enfin fuyaient sans but précis. En chemin, on les voit traverser des villes dont les autorités étaient mal préparées à recevoir un tel afflux de personnes et à leur venir en aide en leur fournissant de la nourriture et un toit provisoire.
 


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L'exode le 13 juin 1940 sur la route de Fontainebleau. Travail de l'élève Régine Laurensou - © Le Parisien - Musée de la Libération.
 

Pendant cet exode, certaines familles à pied, avaient confié leurs enfants à des personnes motorisées, sans laisser d’adresse ; au moment du retour sur Paris, 90.000 enfants furent portés « manquants ».

Après dix jours d’errance, le remplacement du président du conseil, Paul Reynaud, par le maréchal Pétain et la signature de l’Armistice entre la France et l’Allemagne (Paris étant désormais en zone occupée), la plupart des Parisiens regagnèrent la capitale, croyant à une paix durable.

A la fin de l’exposition, les commissaires dressent un parallèle entre l’exode des Parisiens en juin 1940 et celui de mars/avril 2020, jetant des milliers de Parisiens fuyant le virus, sur les routes pour chercher refuge chez leurs proches ou dans des résidences secondaires.
 


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Le nouveau musée de la Libération - © Les Echos.
 



Hélène TANNENBAUM
 

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Musée de la Libération

4, avenue du colonel Henri Rol-Tanguy
75014 Paris

Ouvert tous les jours sauf lundi
de 10 h à 18 h.
 

jusqu'au 13 décembre2020.
 

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Christo & Jeanne-Claude - le 14/07/2020 • 17:45 par HTa


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Le Pont Neuf emballé par Christo en 1985
 


CHRISTO ET JEANNE-CLAUDE

PARIS !

 


Très romantique l’histoire de ces deux êtres apparemment faits l’un pour l’autre, nés le même jour de la même année (13 juin 1935) : l’une Jeanne-Claude Marie Denat, née à Casablanca, issue d’une famille de militaires ; l’autre Christo Vladimirov Javacheff, né à Gabrovo ; en 1957, il quitta sa Bulgarie natale en passant par Prague, Vienne et Genève avant de gagner Paris, pour échapper au régime communiste.

Dans un premier temps, pour gagner sa vie en France, Christo, formé à l’École des Beaux-Arts de Sofia, se consacre à la peinture de portraits mondains ; il fait notamment celui de Precilda de Guillebon qui le présente à sa fille, Jeanne-Claude.
 


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Jeanne-Claude et Christo devant le Pont Neuf en cours d'empaquetage
 


La première partie de l’exposition présentée au Centre Pompidou jusqu’au 19 octobre 2020 est consacrée aux années parisiennes de Christo et de Jeanne-Claude (1958-1964), la deuxième à l’empaquetag