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Billet 11 - Mai 2018


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LE BILLET DU PRÉSIDENT

 


Grand Guignol
 

Lorsque j’étais enfant, j’étais tombé dans notre grenier sur une image d’Épinal illustrant un fait divers horrifique : la dernière case de la bande dessinée montrait le forcené, hirsute et tout ensanglanté, tenant deux grands couteaux avec lesquels il avait coupé sa femme en morceaux.

Lorsque je découvris que le fameux « Théâtre du Grand Guignol » se trouvait tout près de chez moi, cité Chaptal, cette image me revint en mémoire, avec la fascination morbide qu’elle avait provoquée.

Le boulevard du Crime avait disparu sous le Second Empire lorsqu’on avait rattaché à Paris la première couronne des villages périphériques et reconfiguré pour ce faire les boulevards, dont le boulevard du Temple avec ses théâtres de la Cruauté. Quelques décennies plus tard, vers 1900, c’est aux pieds de la butte Montmartre que s’étaient multipliés les théâtres de l’épouvante : le cabaret du Néant et de l'Enfer, le théâtre du Vice et de la Vertu, et celui des Deux-Masques. Le théâtre du Grand Guignol avait ouvert, lui, en 1897 dans une ancienne chapelle, qui était devenu l’atelier du peintre Rochegrosse, avant qu’on y installe un théâtre-salon en 1895, bientôt rebaptisé Grand Guignol, un Guignol pour grandes personnes, où les coups ne sont pas donnés par le plat du bâton, mais à la pointe du couteau[1].

Si le Grand Guignol triomphe, comme on sait, à la Belle Époque et dans les années folles, apogée du théâtre de l'épouvante et du sang, on ignore généralement que le théâtre n’a fermé qu’en 1962. Qui pouvait bien fréquenter encore cette salle de 280 places au début des années soixante ?  Outre les horreurs du monde, diffusées d’abord aux rendez-vous de 20 h, puis en continu sur les petits écrans, les films « gore » disqualifiaient ces trucages à la Grand Papa, sans autre retour que le plaisir du kitsch.

 

[1] Deux livres d’Agnès Pierron, Le théâtre des peurs de la Belle Époque (Robert Laffont, coll. « Bouquins »,1999) et Les nuits blanches du Grand Guignol, (Seuil, 2002)  nous apprennent tout sur le sujet.
Voir également en suivant ce lien 
l'article d'Agnès Pierron publié à l'issue de la conférence donnée en 2014 dans le cadre de 9ème Histoire.


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Claude MIGNOT
 


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PROGRAMME MAI 2018
 

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Lundi 28 mai à 18 h 30
 


CONVERSATION AVEC DEGAS
 

           

« L’impossible interview » par Anne Pingeot, conservatrice générale honoraire au musée d’Orsay
(et la participation d’
Emmanuel Fouquet comme récitant)
 


Edgar-degas.jpg  Degas_1.jpg
Autoportraits de Degas
 

Edgar Degas (1834-1917), artiste au caractère bougon, détestait que les autres parlent de lui, commentent sa vie ou son œuvre. Pour contourner l'interdiction, Anne Pingeot a mené l'enquête et réuni les répliques de l'artiste, consignées dans ses carnets, sa correspondance et les souvenirs de ses contemporains. Elle a inventé les questions que les critiques n'ont pu poser à l'artiste.
Grande spécialiste de la sculpture du XIX
e siècle et auteur d'un ouvrage pionnier, Degas sculptures, Anne Pingeot éclaire ainsi toute une personnalité à travers cette "interview impossible" d’un artiste qui n’a presque jamais quitté le 9e !

                                             


Lieu : Salle du Conseil de la mairie du 9e
 


Cette conférence est ouverte à tous
 

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Réalisation: ParC Design

Images b andeaux tête et pied de page:
Vu depuis le 9e - © Daniel Bureau


© 9ème Histoire 2001-2018