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Le Théâtre des Variétés en 1810.


CONFÉRENCE SUR DES ASPECTS DU
« THÉÂTRE ROMANTIQUE »
 

Le 6 décembre, dans les salons Aguado de la mairie du IXe, Mme Catherine de Laborderie (guide conférencière) a présenté  le Théâtre romantique « à travers la personnalité de la célèbre actrice Mademoiselle Rachel et des figures emblématiques de George Sand et Alfred de Musset », à la demande du Musée de la Vie romantique (en travaux jusqu’à juin 2018). Les auditeurs furent nombreux et très intéressés. Beaucoup de reproductions ont illustré ses propos, certaines provenant du Musée de la rue Chaptal et beaucoup du Musée Carnavalet.


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Portrait de Melle Rachel par William Etty Yorag
 

 

Entre 1800 et 1870, outre les grands théâtres subventionnés comme le Français, la Gaîté, l’Odéon, les Variétés, l’Opéra Comique,... on comptait  beaucoup de petits théâtres qui ont vécu des durées diverses (faillites, incendies, déménagements, …) avec de « modestes spectacles populaires ».
Avant le percement du boulevard du Prince Eugène (boulevard Voltaire aujourd’hui),
le boulevard du Temple, surnommé « boulevard du crime » tant s’y jouaient des pièces à scènes violentes, en comptait beaucoup. La mode était aux façades néo-classiques et chacun avait un « genre » propre autorisé par Napoléon (qui souhaitât mettre de l’ordre dans les spectacles), comme le Théâtre des Italiens ou le Théâtre des Variétés, construit en cinq mois en 1807 et qui côtoyait deux tours de « panoramas » célèbres. C’est là que Daguerre lança les toiles de fond rétro-éclairées qui eurent du succès.


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Talma
 

Au début du XIXe, les pièces étaient encore construites avec le respect des règles classiques définies par Aristote, les fameuses trois « unités » (temps, lieu, action). Le romantisme va bousculer cela et plus encore. Déjà au XVIIIe des contestataires souhaitaient moderniser le théâtre. Talma fut le premier à rejeter les costumes du temps pour se présenter en toge et en spartiates pour jouer le « Rodogune » de Corneille. Ses doigts de pied firent scandale…


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Louis-Sébastien Mercier
 

Denis Diderot voulait des « drames », un genre nouveau à mi-chemin entre les tragédies et les comédies, comme Pierre Augustin Caron de Beaumarchais et Louis-Sébastien Mercier,  auteur moins connu. Montait une envie de choisir des sujets modernes plus en adéquation avec la vie des Français d’alors et leurs préoccupations. 


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Beaumarchais


 

En 1803, une gravure présentait déjà face à face en rivalité Mademoiselle George et Mademoiselle Duchesnois, la première en tant qu’égérie des « modernes » et la deuxième des « classiques ». Germaine de Staël, inspirée par ses origines, aimait les « tragédies historiques » mais les sujets aristocratiques cédèrent peu à peu devant une forte volonté de démocratiser la scène. Pour sortir de « l’héroïque », Shakespeare fût un vecteur de modernité et il inspira beaucoup d’auteurs romantiques. Stendhal lui consacrât en 1825 un Essai qui eût du retentissement. Byron et Schiller imposèrent aussi leurs styles.
Le théâtre de passion et le baroque régnèrent sur la scène française. On sait que c’est la première d’ « 
Hernani » le 25 février 1830 à la Comédie française qui mît le feu aux poudres… Hugo (qui avait déjà écrit sa longue pièce « Cromwell » sans pouvoir la faire jouer) avait convoqué ses amis et le spectacle fût dans la salle. Mais rien ne pouvait plus arrêter la recherche du « grotesque » et du « sublime » pour émouvoir le spectateur.


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Alfred de Musset et George Sand
 

George Sand, qui n’aimait pas les scènes de crimes et les suicides au théâtre, a beaucoup dénoncé les excès des romantiques, notamment ceux des mélodrames de Dumas. On sait peu qu’elle a rédigé ou inspiré 31 pièces de théâtre, dont certaines étaient des mises en scène de ses romans (comme « La petite Fadette »).
À Nohant, ses enfants jouaient avec un petit théâtre de papier et improvisaient. La romancière a beaucoup poussé
Musset à écrire, voire finir, des œuvres qu’il laissait traîner. Ce jeune homme de 22 ans, qui voulait « être Shakespeare ou Schiller ou rien »… était un peu nonchalant.

Mais il faut savoir que la plupart de ces pièces romantiques étaient impossibles à monter compte tenu notamment de la multiplicité des lieux où se déroulaient les actions. Aussi Musset a choisi d’éditer ses œuvres théâtrales (« injouables ») en 1832  sous le titre « Un spectacle dans un fauteuil ». « Lorenzaccio » (qui est le remaniement d’une pièce écrite à l’origine par George Sand) ne sera joué qu’en 1896, par Sarah Bernhardt, grâce à des mécanismes de décors nouveaux et sophistiqués mis en place au Théâtre de la Renaissance. Cette Renaissance, ce style Troubadour, qui plurent tellement aux romantiques…  


Anick PUYÔOU  

 

© A. Puyôou - 9ème Histoire - 2017


Date de création : 09/12/2017 : 17:56
Catégorie : - Conférences
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