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LES GALERIES LAFAYETTE À TRAVERS LES ÂGES



Vendredi 27 novembre au matin, les vitrines de Noël, à la décoration galactique et robotisée, n’attiraient pas encore grand monde lorsque Stéphanie Desvaux, archiviste et chef de projet Patrimoine aux Galeries Lafayette, prit sous sa coupe le groupe un peu clairsemé de 9ème Histoire qui avait au préalable passé sans encombres les stricts contrôles de sécurité.

Dans le hall d’accueil côté Chaussée d’Antin, notre guide allait alors évoquer l’origine de ce magasin devenu aujourd’hui un groupe avec de nombreuses succursales en province et à l’étranger et réunissant aussi les magasins des Nouvelles Galeries et du BHV.

A partir d’une petite mercerie de 70 m2 achetée en 1893 au coin de la rue La Fayette et de la Chaussée d’Antin par deux alsaciens, Théophile Bader et Alphonse Kahn, le magasin allait peu à peu s’agrandir par des rachats successifs boulevard Haussmann et rue de la Chaussée d’Antin en 1896 puis en 1902. Il s’agissait alors de concurrencer les magasins de mode de la rue de la Paix où travaillaient les « midinettes ».

Kahn_Bader.jpg

De nouvelles méthodes de vente allaient en effet là bouleverser les anciennes pratiques : prix fixes affichés, rayons spécialisés, périodes de soldes…

C’est à partir de 1912 que les Galeries Lafayette allaient prendre  une véritable ampleur grâce à l’apport de l’architecte  Ferdinand Chanut qui allait en faire un « bazar de luxe » avec sa magnifique coupole de 43 m de haut, ses vitraux néo byzantins de Grüber et son escalier monumental de style art nouveau signé Louis MajorelleOn retrouve d’ailleurs encore ce style sur la façade d’un des bâtiments rue de la Chaussée d’Antin.

Notre conférencière mit l’accent sur les piliers de la coupole en béton armé et nous montra, entre ceux-ci, les écussons des  grandes villes industrielles de France.

escalier_galeries.jpg Coupole_3.jpg

L’escalier, passé de mode semble-t-il, fut malheureusement démonté en 1974 pour agrandir l’espace de vente. Il est heureusement conservé dans des réserves au sous-sol, rue Blanche. Un petit morceau de  l’escalier d’origine a d’ailleurs été remonté au premier étage du magasin, comme nous le montra la conférencière à la fin de la visite.

Elle nous fit découvrir aussi au rez-de-chaussée les deux ascenseurs datant de 1912 qui ont été modernisés mais qui gardent encore leur aspect d’époque avec des décorations florales à base notamment de feuilles de marronniers. Seuls manquent les liftiers…

Deux autres ascenseurs datant de la même époque (avec leurs numéros inscrits au dessus des portes), sont encore présents dans le magasin mais attendent une rénovation prochaine pour fonctionner à nouveau.

En 1932, le magasin sera encore agrandi et l’architecte Pierre Patoux lui donnera une véritable allure de paquebot de style art déco. Il sera même encore surélevé à la fin des années cinquante de deux étages. Entretemps les Galeries Lafayette avaient concrétisé leur volonté de plaire au plus grand nombre en créant dès 1922 un atelier d’arts appliqués « La Maîtrise » proposant meubles, tissus et  objets de décoration divers, « à la portée des Petits aussi bien que des Grands ». 

Après toutes ces informations, le groupe 9ème Histoire allait emprunter les escaliers mécaniques menant à la terrasse, un peu fraîche en cette matinée de novembre mais qui offre une magnifique vue sur Paris et plus particulièrement sur l’Opéra à deux pas !

Notre conférencière nous raconta alors l’aventure de Jules Védrines qui réussit à poser en 1919 son aéroplane Caudron G3 sur la terrasse assez exigüe, ce qui lui valut une amende certes moins forte que la récompense qu’il reçut après son exploit !

Monument_Vedrine.jpg

Une stèle est d’ailleurs en place sur la terrasse  pour commémorer cet événement. En 1921, 5.000 enfants lâchèrent  des ballons aux couleurs des Galeries Lafayette dont l’un arriva en Espagne … 

De la terrasse on aperçoit aussi le haut de la coupole qui émerge devant le mur végétal installé pour cacher des superstructures peu décoratives. Notre conférencière nous rapporta également que de 1913 à 1950 une pouponnière se situait là pour rendre service aux employées !

Nous descendîmes alors d’un étage pour voir la coupole sous un autre angle. Elle a été construite en 5 mois seulement et une verrière la protège pour éviter notamment les chocs thermiques. Une poulie centrale, pouvant supporter un poids d’une tonne six, est  toujours en service et soutient actuellement le gigantesque sapin de Noël  fait de boules lumineuses présent sous la coupole. 

En redescendant et en guise de conclusion, Stéphanie Desvaux nous indiqua que le groupe Galeries Lafayette est soucieux de défendre la création artistique et a dégagé, au premier étage, un espace d’exposition ouvert au public.

Une visite bien menée et qui nous a permis de mieux connaitre ce magasin centenaire.        

       

Emmanuel FOUQUET


Date de création : 29/11/2015 : 11:17
Catégorie : - Echos du Terrain
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