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Le Salon de Delphine Gay

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© F. Robert 2015 © 9e Histoire 2015

LE SALON DE DELPHINE GAY (1804-1855)
l'épouse d'Émile de Girardin
 


___________


 


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Fille de Sophie Gay, femme de lettres, propulsée très jeune dans le brillant milieu intellectuel de la Monarchie de Juillet, Delphine Gay a tenu un des salons les plus réputés de la « Chaussée d'Antin ». Il s'est situé d'abord 11, rue St Georges, puis 41, rue Lafitte.

Elle épouse Émile de Girardin, fondateur du journal La Presse, en 1831: «... l'association de deux intelligences servies par deux paquets de plumes » dit Armand de Pontmartin, critique et homme de lettres.

Tout en écrivant, sous forme de feuilletons, pour son mari, Delphine de Girardin reçoit le mercredi dans son salon tendu de tissu vert d'eau.

 


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On suit des codes très précis: « un salon doit être comme un jardin anglais, apparemment désordonné, mais ce désordre n'est pas un effet du hasard, c'est, au contraire, le suprême de l'art ».

Poésie et musique sont à l'honneur. Les invités se bousculent: Théophile Gautier, Lamartine, Victor Hugo, Balzac, Eugène Sue, Chassériau... Les hommes politiques en sont également: Guizot, Delessert, Ferdinand de Lesseps... Des peintres: Delacroix, Delaroche...

Un jeune invité résume tout cela: « Dans ce milieu, j'étais fou. Je n'avais ni assez d'yeux pour voir, ni assez d'oreilles pour entendre et j'étais honteux de ne rien être ».

 

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Delphine de Girardin par Clesinger
 

Le couple Girardin s'installe en 1842 dans l'hôtel Marbeuf sur les Champs-Elysées où le salon de Delphine connaîtra toujours un grand succès.
Delphine de Girardin meurt jeune en 1855.
Émile de Girardin se remarie et poursuit sa brillante carrière de patron de presse. 

Une histoire qui n'est pas sans rappeler la saga des Lazareff dans les années 1950!
 


Françoise ROBERT
 


___________

 


DELPHINE DE GIRARDIN
 

par Madeleine Lassère 
 


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Présentation de l'Éditeur

Delphine Gay de Girardin (1804-1855), blonde figure du romantisme - on l'appela la dixième muse - fut l'amour de jeunesse de Vigny et l'amie intime des plus grands noms de la littérature : Lamartine, Hugo, Balzac, Gautier...

Devenue l'épouse du " Napoléon de la presse ", Émile de Girardin, elle fit de son salon l'un des plus brillants et des plus influents de Paris*. Poussée par sa mère, la célèbre Sophie Gay qui régna sur les salons du Directoire, elle aborda la littérature sous tous ses angles : poésie, romans, pièces de théâtre. Mais la postérité a surtout retenu la pionnière du journalisme d'humeur.

Pendant plus de dix ans, signant " vicomte de Launay ", Madame de Girardin a donné dans La Presse des " Courriers de Paris " qui sont des chefs-d'œuvre d'observation, de style et d'esprit. Elle y traite sans préjugés - et souvent avec humour - de la vie politique, sociale et artistique de son temps. Ouverte à toutes les expériences, elle introduisit en France la mode des tables tournantes et devint après sa mort une " personnalité spirite ". Cette biographie, très documentée, retrace la portrait d'une femme de cœur et d'esprit aussi célèbre au XIXe siècle que George Sand, mais injustement éclipsée par la notoriété de son mari, l'un des promoteurs de la loi de 1881 sur la liberté de la presse.

D'abord au 11, rue Saint-Georges, puis au 41, rue Lafitte (le fameux salon tendu de tissu vert d'eau).


Biographie de l'auteur 

Madeleine Lassère, historienne, a publié deux biographies romancées : Moi, Eugénie de Coucy, maréchale Oudinot (Perrin, 2000, prix Claude-Farrère 2002) et Moreau ou la gloire perdue (L'Harmattan, 2002).

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Delphine de Girardin, photographie de Charles Hugo, musée d’Orsay
© Photo Réunion des musées nationaux ­ Hervé Lewandowski

 


Romancière et poétesse, Delphine Gay devient la femme d’Émile de Girardin (1806-1881), journaliste et futur grand prince de la presse. Hugo la rencontre en 1823 chez Charles Nodier et elle fait partie du groupe de La muse française, revue littéraire fondée par Hugo, Alexandre Soumet, Alexandre Guiraud, Émile Deschamps, A. de Saint-Valry et Alfred de Vigny, très épris de cette belle et spirituelle femme.
 

En 1824 et 1825, ce sont les rencontres littéraires des romantiques à l’Arsenal qui les réunissent, Delphine accompagnée de sa mère qui, laissant son salon, incite sa fille à être femme par la robe et homme par la grammaire. Delphine signe d’ailleurs sous le pseudonyme masculin de " Vicomte de Launay " de brillants articles dans le journal fondé en 1836 par son mari : La Presse.

Cette même année, et forte de son influence, elle n’hésite pas à critiquer le résultat de l’élection à l’Académie, refusée au candidat Victor Hugo : " Si l’on pesait les voix, Hugo serait élu ; malheureusement on les compte. "
Après l’exil du poète, elle poursuit une correspondance, très hostile à Bonaparte le Petit, qu’elle appelle
Boustrapa. Elle écrit à Hugo le 6 avril 1853 : " Vous vous rappelez cette belle Eugénie, que vous avez vue chez moi et avec laquelle vous parliez espagnol si facilement. La voilà l’épouse de Boustrapa… C’est une femme charmante et qui mérite mieux. Une chose m’étonne : c’est que, quand elle a dit oui, elle avait lu votre livre [Napoléon le Petit] en cachette, avec mille précautions, mais enfin elle l’avait lu. Moi, cette lecture m’aurait un peu refroidie… " .

 

Le 6 septembre 1853, elle arrive à Jersey et entreprend le 11 septembre d’initier ses hôtes au spiritisme. Elle a pratiqué à Paris cette démarche qui consiste à évoquer les morts et à les faire parler, grâce a des " médiums ". Il s’avère que Charles est particulièrement doué pour faire tourner la table et la transmission entre les " esprits " et les vivants. Léopoldine parlera ainsi, et Napoléon, le lendemain. Madame de Girardin repart le 14, mais Hugo restera très influencé par cette forme de spiritisme : son inspiration sera souvent celle d’un voyant par la suite, exploitant apparitions, rêves prémonitoires ou tout bruit significatif de ce monde second. Il se refuse néanmoins à intégrer les paroles mêmes des tables dans sa poésie.
 

Delphine meurt jeune des suites d’un cancer, le 29 juin 1855. Hugo reprend en sa mémoire un poème de 1840 dans "Toute la Lyre" :
 


Tous mes nœuds dans le mystère
Sont dissous.

L’ombre est ma patrie austère.
J’ai moins d’amis sur la terre
Que dessous. 
 

___________
 


Date de création : 23/01/2015 • 16:58
Catégorie : - Fiches Express 9e-Personnalités
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